Voici des réflexions de quelques membres de la Fondation Gurdjieff à Montréal:
Les questions qui ont suscitées une recherche d'un Travail intérieur sont les suivantes:
Qui suis-je?
Pourquoi je vis sur terre?
Je suis au service de qui? de quoi?
De quelle façon puis-je vivre pour donner un sens plus grand et authentique à ma vie de tous les jours?
J'éprouvais le besoin de lire et de découvrir les expériences des autres, face au même questionnement que j'avais sur la vie. Mais cela ne me satisfaisait jamais complètement. Quelle qu' était la qualité de ce que je découvrais dans les livres et qui me touchait et m'émerveillait le plus souvent, il me semblait qu'il manquait quelque chose. Je ne pouvais l'expliquer et d'ailleurs je ne cherchais pas à l'expliquer.
Vers l'âge de 18 ans, tout en continuant à attendre ce quelque chose que je ne pouvais pas définir et qui ne pouvait se confondre avec ce que je lisais, je sentais le besoin d'être moins passif dans ma vie ainsi que dans mes relations avec autrui.
Ma recherche devenait d'une certaine manière plus pratique sans que j'en sois pleinement conscient. Toutefois, cette impulsion perdura longtemps et contribua à maintenir mon intérêt dans cette direction, au cours de mes activités quelqu'elles soient (sérieuses ou plus légères). C'est dans ces conditions qu'à l'âge de 21 ans, je découvrais le Travail. La très forte impression, que je reçus de ces écrits, associé à cette attitude me donna la constance pour chercher et trouver les gens du Travail.
Face à des événements extérieurs, ma réaction est immédiate et souvent la même. Ce qui est intéressant dans le Travail, c'est de prendre conscience et d'observer cela et, à la fois d'être attentive à l'émotion présente.
Puisque je suis dans le doute, dans le questionnement, dans la confusion, dans le paradoxe, je cherche. J'ai besoin d'équilibre, je sens que l'harmonie est possible, qu'elle existe. Dans cette recherche, j'ai besoin de d'autres qui cherchent, qui se questionnent, qui ne cherchent pas la facilité en se livrant à celui qui sait tout, à cet autre qui sait charmer ou qui endort au lieu d'éveiller.
De mes premières rencontres avec les gens du Travail, j'ai eu le sentiment encore très fort qu'en les rencontrant je me rencontrais moi-même pour la première fois, là où je ne m'étais jamais rencontré avec autant d'intensité auparavant.
C'est un travail qui demande de l'attention et la plupart du temps cette attention est dispersée, éparpillée et prise par ce qui la sollicite de part et d'autre.